Festival de Cannes 2026 : dates, jury, film d’ouverture et Palmes d’or d’honneur

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Festival de Cannes 2026 : une 79e édition sous le signe des auteurs

Eye Haïdara en maîtresse des cérémonies, Park Chan-wook à la présidence du jury, Barbra Streisand et Peter Jackson honorés d’une Palme d’or d’honneur : la 79e édition du Festival de Cannes aligne les noms, mais surtout affirme une certaine idée du cinéma. Du 12 au 23 mai 2026, la Croisette s’apprête à redevenir ce qu’elle sait être mieux que personne : un théâtre où se rejouent, chaque année, les rapports de force entre industrie, auteurs et mythologies collectives.

 La Vénus électrique ouvre le bal

Le film d’ouverture donne souvent le ton d’une édition. En 2026, Cannes s’ouvre avec La Vénus électrique de Pierre Salvadori, projeté en avant-première mondiale dans le Grand Théâtre Lumière à l’issue de la cérémonie animée par Eye Haïdara.

Salvadori quitte la comédie contemporaine pour s’aventurer dans un Paris Belle Époque, encore peu exploré dans sa filmographie. Aux côtés d’Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Gilles Lellouche et Vimala Pons, il convoque un début de XXe siècle peuplé de peintres, de galeristes, de spectacles populaires et de séances de spiritisme. Écrit avec Benoît Graffin et Benjamin Charbit, d’après une idée de Rebecca Zlotowski et Robin Campillo, le film joue sur les faux-semblants, les zones grises et les identités mouvantes les motifs les plus féconds du cinéma de Salvadori. Tourné entre Paris et la Belgique, photographié par Julien Poupard, La Vénus électrique s’annonce comme un récit romanesque où comédie et drame dialoguent dans un cadre historique foisonnant.

Eye Haïdara, visage des cérémonies

Cette 79e édition confie ses soirées d’ouverture et de clôture à Eye Haïdara. L’actrice franco-malienne succède à Laurent Lafitte et devient, le temps du festival, le visage et le rythme des grandes cérémonies cannoises.

Révélée par une série de rôles marquants au cinéma comme à la télévision, Eye Haïdara compose une trajectoire où la comédie, le drame et l’engagement se répondent. On la retrouve actuellement dans La Maison des femmes de Melisa Godet, et bientôt dans Mata de Rachel Lang ainsi que dans L’Objet du délit d‘Agnès Jaoui. Une actualité dense qui fait d’elle une figure à la fois populaire et exigeante à l’image du cinéma que Cannes aime mettre en avant.

Barbra Streisand et Peter Jackson, Palmes d’or d’honneur

Deux Palmes d’or d’honneur, deux mythologies distinctes, un même geste de reconnaissance.

Barbra Streisand, la diva enfin sur la Croisette

Des débuts captés à 19 ans dans un documentaire à la fulgurance de son premier album en 1963, Barbra Streisand a construit une carrière où musique et cinéma avancent ensemble. De Broadway aux plateaux de tournage, elle s’est imposée comme artiste totale, récompensée par des Oscars, Golden Globes et Grammy Awards.

En 2026, elle reçoit une Palme d’or d’honneur. Fait étonnant : malgré une filmographie emblématique, Streisand n’avait encore jamais mis les pieds sur la Croisette. Cette invitation tardive répare un oubli et inscrit la diva dans le panthéon cannois. Iris Knobloch, présidente du Festival, salue en elle une créatrice absolue dont l’exemple traverse le temps.

Peter Jackson, l’heroic fantasy adoubée par la Croisette

Avec Le Seigneur des anneaux, Peter Jackson a déplacé la carte du cinéma spectaculaire : tournage titanesque en Nouvelle-Zélande, 17 Oscars, trilogie devenue mètre-étalon de l’heroic fantasy contemporaine. Il a ensuite prolongé l’univers de Tolkien avec Le Hobbit, avant de se réinventer documentariste dans Pour les soldats tombés et The Beatles: Get Back.

Sa Palme d’or d’honneur vient saluer l’ampleur d’un geste cinématographique rare. Le festival l’avait déjà accompagné à ses débuts, du Marché du Film de Bad Taste en 1988 à la présentation d’extraits du Seigneur des anneaux en 2001. Pour Iris Knobloch et Thierry Frémaux, il existe un avant et un après Peter Jackson : un cinéma de la démesure devenu art total du divertissement, porté par un véritable conteur.

Park Chan-wook, un président du jury très attendu

Pour la première fois de son histoire, Cannes confie la présidence du jury à un réalisateur coréen : Park Chan-wook. Rare cinéaste à avoir tissé une relation aussi constante avec la Croisette, il y a présenté Oldboy (Grand Prix 2004), Thirst, ceci est mon sang (Prix du Jury 2009) et Decision to Leave (Prix de la mise en scène 2022).

Ancien critique inspiré par Alfred Hitchcock, Park Chan-wook a développé un cinéma immédiatement reconnaissable : mise en scène ultra-contrôlée, violence stylisée, ironie noire, fascination pour les désirs inavouables. Sa nomination consacre, dans la continuité de Parasite de Bong Joon-ho, la place centrale du cinéma coréen dans le paysage mondial — et dit quelque chose d’essentiel sur le Cannes de 2026 : un festival qui regarde vers l’est sans renoncer à ses exigences.

Les dates clés du Festival de Cannes 2026

Le 79e Festival de Cannes se tiendra du 12 au 23 mai 2026, sous la direction d’Iris Knobloch (présidente) et Thierry Frémaux (délégué général). Deux semaines pendant lesquelles la ville basculera dans ce rythme unique fait de projections, de rumeurs de palmarès et de nuits trop courtes.

La Sélection officielle sera dévoilée le 9 avril 2026 c’est ce jour-là que l’on découvrira les films appelés à succéder à Un simple accident de Jafar Panahi, Palme d’or 2025.

AP MEDIA PRESSE

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