KAKAN « Wild, not Pure » : Le tricot comme acte poétique à la Fashion Week de Tokyo

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Tokyo Fashion Week AW26 : KAKAN, lauréate du Tokyo Fashion Award 2026, signe un premier défilé historique

Rakuten Fashion Week TOKYO 16 mars 2026

Le 16 mars 2026, au Shibuya Hikarie de Tokyo, la marque KAKAN faisait ses premiers pas sur le podium officiel de la Fashion Week de Tokyo. Un moment charnière pour cette jeune maison fondée en 2024 par la créatrice Kakan Kudo, qui a présenté sa collection automne/hiver 2026 devant un public attentif.
Née à Tokyo en 1998, Kakan Kudo a forgé son regard entre deux villes fondatrices : Londres, où elle a étudié les beaux-arts et les accessoires de mode à la prestigieuse Central Saint Martins, et Milan, où elle a obtenu son diplôme de stylisme à l’Istituto Marangoni. Des passages chez Yohji Yamamoto, CHANEL et Pola Orbis ont affiné sa sensibilité avant qu’elle ne crée FRANCA Inc., la société mère de KAKAN, la même année que sa première collection.

Le fil comme fondation
L’ADN de KAKAN repose sur un geste rare dans la mode contemporaine : filer la laine à la main avant même de la tricoter. Ce retour à l’origine du textile n’est pas un exercice de style nostalgique c’est une conviction profonde. Chaque fil est tordu, chaque maille est pensée comme une décision esthétique irréversible, à l’image des coups de pinceau à l’aquarelle, medium auquel la créatrice se dit intimement liée.
« Wild, not Pure » La beauté dans le désordre

Le thème de cette collection, Wild, not Pure la beauté n’est pas seulement dans la pureté, mais aussi dans la sauvagerie et la fluctuation a traversé chaque silhouette avec une cohérence troublante.
Sur le podium, les pièces en tricot filé à la main dialoguent avec des matières plus structurées. On retrouve des robes et manteaux aux mailles irrégulières, presque organiques, d’où s’échappent des fils libres comme des herbes folles. Des silhouettes sculpturales en laine brute côtoient des pièces tailleur plus épurées  le contraste n’est jamais une contradiction, mais la thèse même de la collection. Le tricot enveloppe, déborde, envahit l’espace : tantôt dentelle, tantôt armure végétale.

Les textures varient du brut au raffiné, les couleurs oscillent entre les tons naturels de la laine non teinte et des éclats plus vifs. Des accessoires crochetés sacs, ornements ponctuent les looks avec une légèreté presque espiègle. Chaque pièce porte en elle la trace visible de la main qui l’a créée.
Un art de la performance
Pour Kakan Kudo, la mode est une forme d’art performatif. Le podium est son médium, les mannequins ses interprètes. Cette collection automne/hiver 2026 en est la démonstration la plus convaincante : KAKAN ne propose pas seulement des vêtements, mais une expérience sensorielle ancrée dans le temps, la matière et le vivant.
À suivre de très près.

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