CINÉMA CÉRÉMONIE DES CÉSAR 2026

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CINÉMA CÉRÉMONIE DES CÉSAR 2026

Une nuit sans rouleau compresseur — et c’est tant mieux

51ᵉ Cérémonie · L’Olympia, Paris · 26 février 2026

 

Il n’y a pas eu de triomphateur absolu, jeudi soir à l’Olympia. Et c’est peut-être ce qui fait de cette 51ᵉ cérémonie des César l’une des plus honnêtes de ces dernières années.

Une soirée à deux vitesses

La 51ᵉ cérémonie des César s’est tenue jeudi 26 février à l’Olympia dans une atmosphère de partage rare. Pas de raz-de-marée, pas d’écrasement — une soirée où le palmarès s’est distribué avec une équité presque inhabituelle, dessinant le portrait d’un cinéma français qui refuse de se réduire à une seule ligne.

D’un côté, L’Attachement de Carine Tardieu, sacré Meilleur film — une reconnaissance pour un cinéma d’auteur sensible, nourri par le jeu d’acteurs et la finesse d’écriture. De l’autre, Nouvelle Vague de Richard Linklater, qui repart avec quatre César majeurs dont la Meilleure réalisation, confirmant le statut de film-marqueur de l’année d’un cinéaste américain qui aura, paradoxalement, dit quelque chose d’essentiel sur la Nouvelle Vague française.

Autour d’eux, un paysage contrasté et vivant : comédie populaire avec Un ours dans le Jura, dystopie sociale avec Chien 51, drame politique avec Dossier 137, portraits intimes avec La Petite Dernière et Nino. Presque chaque favori repart avec au moins une statuette.

Les interprètes de la soirée

Léa Drucker remporte le César de la Meilleure actrice pour Dossier 137 de Dominik Moll — un rôle d’enquêtrice à l’IGPN déjà remarqué à Cannes, qui confirme son statut de figure majeure du cinéma français. En face, Laurent Lafitte s’impose en Meilleur acteur pour La Femme la plus riche du monde, satire de pouvoir et de privilège où il signe un rôle de composition remarqué, devant notamment Bastien Bouillon et Claes Bang.

La jeune génération s’installe avec autorité. Nadia Melliti, révélation féminine pour La Petite Dernière, et Théodore Pellerin, révélation masculine pour Nino : deux présences qui s’ancrent au centre du récit de cette édition et annoncent clairement les visages du cinéma français de demain.

Écriture, image et musique

Le César du Meilleur scénario original revient à Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura — une comédie populaire qui s’offre ainsi un coup de projecteur critique en plus de son succès en salles. La Meilleure adaptation échoit à Carine Tardieu, Agnès Feuvre et Raphaële Moussafir pour L’Attachement.

Du côté de la musique, Arnaud Toulon est récompensé pour Arco, long métrage d’animation signé Ugo Bienvenu qui remporte également le César du Meilleur film d’animation — une double reconnaissance pour un film qui aura marqué la saison par son ambition visuelle et sonore.

PALMARÈS COMPLET

INTERPRÉTATION

Meilleure actrice — Léa Drucker · Dossier 137

Meilleur acteur — Laurent Lafitte · La Femme la plus riche du monde

Meilleure actrice second rôle — Vimala Pons · L’Attachement

Meilleur acteur second rôle — Pierre Lottin · L’Étranger

Meilleure révélation féminine — Nadia Melliti · La Petite Dernière

Meilleure révélation masculine — Théodore Pellerin · Nino

ÉCRITURE & RÉALISATION

Meilleure réalisation — Richard Linklater · Nouvelle Vague

Meilleur scénario original — Franck Dubosc, Sarah Kaminsky · Un ours dans le Jura

Meilleure adaptation — Tardieu, Feuvre, Moussafir · L’Attachement

Meilleur film — L’Attachement

TECHNIQUE & CRAFT

Meilleure photographie — David Chambille · Nouvelle Vague

Meilleur montage — Catherine Schwartz · Nouvelle Vague

Meilleurs costumes — Pascaline Chavanne · Nouvelle Vague

Meilleure musique originale — Arnaud Toulon · Arco

Meilleur son — Le Chant des forêts

Meilleurs décors — Catherine Cosme · L’Inconnu de la Grande Arche

Meilleurs effets visuels — Lise Fischer · L’Inconnu de la Grande Arche

COURTS MÉTRAGES, ANIMATION & DOCUMENTAIRE

Meilleur film d’animation — Ugo Bienvenu · Arco

Meilleur film documentaire — Vincent Munier · Le Chant des forêts

Meilleur premier film — Pauline Loquès · Nino

Meilleur film étranger — Paul Thomas Anderson · Une bataille après l’autre

Meilleur court-métrage d’animation — Sandra Desmazières · Fille de l’eau

Meilleur court-métrage documentaire — Margaux Fournier · Au bain des dames

Meilleur court-métrage de fiction — Ambroise Rateau · Mort d’un acteur

En couronnant L’Attachement au Meilleur film tout en laissant Nouvelle Vague dominer le palmarès en nombre de trophées, cette 51ᵉ édition dit quelque chose de juste sur le cinéma français d’aujourd’hui : il est multiple, contradictoire, et c’est précisément ce qui le rend vivant.

PAR AP MEDIA PRESSE

Paris, 26 février 2026

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