Rakuten Fashion-Week Tokyo 2026 Automne-Hiver

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TOKYO, COUTURE DES MONDES

Rakuten Fashion Week TOKYO 2026 Automne/Hive

Il y a des villes qui défilent. Il y a des villes qui durent. Tokyo appartient à la seconde catégorie celle des métropoles dont la mode n’est pas un ornement mais une langue, une respiration, une façon d’habiter le temps. La Rakuten Fashion Week TOKYO 2026 Automne/Hiver s’est tenue du 15 au 21 mars dans cet esprit : six jours pour affirmer, avec une élégance singulière, que la création japonaise n’a jamais cessé de dialoguer avec le monde.

C’est en qualité de presse accréditée par le Japan Fashion Week Organization (JFWO) qu’AP MÉDIA PRESSE a couvert l’intégralité de cette édition historique. Une semaine placée sous le signe du vingtième anniversaire de l’événement, et d’un thème qui en dit long sur les ambitions de Tokyo : « Be the Seam of the World » être la couture du monde. Non pas l’imiter. Non pas le suivre. Le coudre, l’assembler, en faire un tissu cohérent.

Vingt ans  et un fil qui tient

Fondé en 2005 par le JFWO, Rakuten Fashion Week TOKYO a traversé deux décennies de secousses catastrophes naturelles, pandémie, révolution numérique sans jamais perdre son fil directeur : faire de Tokyo un carrefour entre héritage artisanal et vision d’avenir. Cette édition automne/hiver marque le deuxième volet de l’année anniversaire, sous la bannière « More Than Fashion ». Au-delà du vêtement, c’est une philosophie : la mode comme culture, comme économie, comme énergie urbaine.

Trente-trois marques créateurs officiels et shows partenaires confondus ont défilé sur six jours, en ouverture le dimanche 15 mars et jusqu’à la clôture le samedi 21. Chaque journée portait une intention, chaque défilé une nécessité. Ce n’est pas un calendrier de mode que l’on parcourait : c’est une cartographie.

YOKE et l’ouverture : le silence architectural

La semaine s’est ouverte le dimanche 15 mars à 18h00 avec YOKE, lauréat du Fashion Prize of Tokyo 2026. Un choix symbolique autant qu’esthétique. Norio Terada, designer de la maison, est revenu à Tokyo comme on rentre chez soi avec la gravité tranquille de celui qui sait ce qu’il porte. Son univers, à la fois discret et structurel, a posé le ton de la saison : une mode qui ne crie pas, mais qui s’impose.

Présente au défilé, AP MÉDIA PRESSE a observé dans la collection automne/hiver de YOKE une réflexion sur l’armature du corps les volumes qui protègent, les coupes qui définissent sans contraindre. Une ouverture qui annonçait une semaine tournée vers l’essentiel.

Lundi 16 mars : la jeune garde et l’international

Le lundi a déployé une journée dense et plurielle. KAKAN et ANTHEM A, tous deux lauréats du Tokyo Fashion Award, ont confirmé la vitalité d’une scène émergente qui ne cherche pas à imiter les codes occidentaux mais à construire les siens. ENFÖLD et ANCELLM, figures établies du calendrier tokyoïte, ont apporté la profondeur de marques qui savent ce qu’elles veulent dire.

L’ouverture internationale s’est manifestée dès ce premier jour avec YUEQI QI, venue de Chine, et les créateurs taïwanais réunis sous le label TAIWAN SELECT. Tokyo comme scène partagée, non comme territoire fermé c’est précisément ce que le thème de la saison cherche à incarner.

Mardi 17 mars : le retour d’agnès b. un événement dans l’événement

Le mardi 17 mars à 19h00 a réservé l’une des apparitions les plus attendues de la semaine : le défilé d’agnès b., dans le cadre de l’initiative « by R » de Rakuten. Fondée en 1975, la maison française revenait à Tokyo pour son premier show de défilé en près de dix ans un retour chargé de sens, à l’heure où la maison célèbre son cinquantenaire.

Ce pont franco-japonais illustre à merveille l’ambition de Tokyo : attirer non pas les marques en quête de vitrine, mais celles qui viennent en dialogue. Agnès b. n’est pas une invitée de passage elle est une voix qui résonne dans l’histoire collective de la mode, et son retour au Japon avait quelque chose d’une conversation reprise après une longue absence.

Mercredi 18 mars : densité et diversité

Le mercredi aura été la journée la plus chargée du calendrier, et l’une des plus riches. De YOSHIOKUBO à ZUCCa, de SUPPORT SURFACE à NÅGONSTANS, de TANAKA à YUSHOKOBAYASHI en clôture nocturne chaque défilé portait une grammaire visuelle distincte. La journée s’ouvrait également avec un China Fashion Week Recommendation Show, soulignant l’intensification des liens entre les scènes créatives asiatiques.

YUSHOKOBAYASHI, dont AP MÉDIA PRESSE avait déjà suivi la trajectoire lors de précédentes éditions, a une fois de plus confirmé une sensibilité à part une façon d’habiller le corps qui tient autant de la sculpture que de la couture. Son show en soirée a conclu cette journée marathon avec une élégance qui n’avait rien de fatigué.

Jeudi 19 mars : FDMTL, TAE ASHIDA et le pont Paris-Tokyo

Le jeudi 19 mars a réuni YOHEI OHNO, TAE ASHIDA, VIVIANO et FDMTL une journée qui, pour AP MÉDIA PRESSE, résonnait d’une façon particulière. Le défilé FDMTL, avec sa mise en scène aux accents poétiques et musicaux, a constitué l’un des moments les plus saisissants de la semaine. TAE ASHIDA, maison historique de la couture japonaise, a rappelé que la transmission est aussi une forme de modernité.

Cette journée a également accueilli une nouveauté structurante : l’entrée officielle au calendrier de RUN x ANDAM FASHION AWARDS PARIS, collaboration entre RUN (groupe WSN) et les ANDAM Fashion Awards. Une passerelle institutionnelle entre Paris et Tokyo deux capitales de mode dont le dialogue, longtemps informel, prend désormais une forme concrète. Pour une publication trilingue comme AP MÉDIA PRESSE, dont la vocation est précisément de tisser ces liens entre cultures, cette initiative fait figure de signal fort.

Vendredi 20 et samedi 21 : la clôture et les promesses

Le vendredi a vu défiler KOTOHAYOKOZAWA, MATSUFUJI, MIZEN et RYUNOSUKEOKAZAKI une constellation de voix singulières qui illustrent la profondeur de vivier créatif que Tokyo entretient, loin des feux de la rampe parisienne, avec une constance qui mérite d’être nommée.

La clôture, le samedi 21 mars, a réuni ALAINPAUL lauréat du Special Prize ANDAM 2025 MIKIO SAKABE, EITARO, et en bouquet final, MUKCYEN. Grand Prix du JFW Next Brand Award 2026, la marque conçue par Yuka Kimura a refermé la semaine avec l’énergie d’une génération qui ne demande pas la permission d’exister. Ce n’est pas un épilogue c’est une promesse.

TRANOÏ TOKYO la mode comme commerce de la vision

En marge des défilés, les 18 et 19 mars, TRANOÏ TOKYO a occupé sa place croissante dans l’écosystème de la semaine. Plateforme commerciale née à Paris et désormais implantée à Tokyo, TRANOÏ incarne la dimension économique de la mode internationale : le lieu où les créateurs rencontrent les acheteurs, où les collections deviennent des saisons, où la vision devient distribution. Sa présence à Tokyo n’est pas anecdotique elle valide l’appétit du marché asiatique pour la création indépendante.

Tokyo, couture vivante

Au terme de six jours intenses, ce que Rakuten Fashion Week TOKYO 2026 Automne/Hiver aura démontré avec éclat, c’est que Tokyo n’a pas besoin de copier les grandes capitales pour exister à leurs côtés. Elle a développé, au fil de vingt ans, un langage propre fait de rigueur artisanale, d’expérimentation formelle, d’humilité dans la recherche et d’ambition dans la vision.

« Be the Seam of the World » : être la couture du monde. On ne pouvait rêver thème plus juste pour une ville qui, précisément, ne se contente pas de montrer elle assemble. Là où Paris impose le rythme, Londres provoque, Milan luxurie et New York vend, Tokyo contemple, questionne, construit. Et c’est dans cet espace de questionnement que naissent les collections les plus durables.

AP MÉDIA PRESSE sera là pour les vingt prochaines années.

Couverture officielle Rakuten Fashion Week TOKYO 2026 Automne/Hiver

Accréditation presse officielle JFWO · Paris

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