Anamaria Vartolomei en Chanel sur la Croisette
Il y a une façon de porter Chanel qui relève de la posture et une autre, de la conviction. Anamaria Vartolomei appartient à la seconde catégorie. Présente à Cannes pour La Bataille de Gaulle : L’Âge de Fer d’Antonin Baudry, dans lequel elle incarne Livia, figure de la Résistance, l’actrice a choisi la maison pour les deux temps forts de sa présence sur la Croisette. Deux silhouettes. Deux températures. Une cohérence absolue.
Au photocall, elle porte un ensemble Chanel Resort 2027 top sans manches en maille crème, jupe mi-longue vert vif à liseré noir. Le contraste chromatique est immédiat, presque graphique. La maille légère contre la jupe structurée, le crème contre le vert une palette qui évoque les collections de villégiature des années 1960 et 1970, ces propositions construites autour d’une élégance sportive et d’un bloc de couleur assumé. Contre le fond de la marina cannoise, le look trouve son décor naturel. Il n’est pas habillé pour un tapis rouge il est fait pour exister en plein air, sous la lumière du Sud.
Le soir de la première, le registre bascule. Vartolomei entre dans une robe Chanel sur mesure soie charmeuse rose poudre, plissée, ornée d’une broderie discrète à l’encolure et à la taille. La matière est fluide, presque liquide dans ses tombés. Le plissé donne au mouvement une légèreté qui évite toute lourdeur de cérémonie. Les broderies, fines et retenues, signent sans ostentation. C’est le Chanel romantique celui qui choisit la douceur comme territoire, la précision comme langage.

Ce qui frappe, dans la succession de ces deux looks, c’est leur cohérence silencieuse. Le jour, une modernité ancrée dans une mémoire de la Riviera. Le soir, une féminité sans effusion. Entre les deux, une actrice qui ne cherche pas à être vue qui choisit simplement d’être juste.
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